FAF_Etat dépressif caractérisé : spécificités des critères du diagnostic chez l'homme
Première cause mondiale d’invalidité en 2030 selon l’OMS, la dépression majeure figure parmi les maladies les plus lourdes de notre société. «Environ 17% des femmes et 9% des hommes sont touchés au moins une fois dans leur vie». [1]
Quantitative, la différence est aussi qualitative. Les hommes en dépression affichent souvent des attitudes bien distinctes de celles des femmes dans le même état. Ils ont beaucoup plus de peine à accepter leur situation et pratiquent volontiers le déni. [2]
Le diagnostic de l’épisode dépressif caractérisé est clinique et basé sur des critères précis selon les classifications internationales CIM-10 ou DSM-5.
Les symptômes :
• Humeur triste, anhédonie
• Fonctions instinctuelles dégradées
• Fonctions cognitives et motrices altérées
doivent être présents durant au moins 2 semaines, presque tous les jours, induire un changement par rapport au fonctionnement antérieur (professionnel, social, familial) et une détresse significative. [3]
Mais chez l’homme, les symptômes de la dépression «avancent masqués» du moins au début, elle se manifeste souvent par des troubles comportementaux (irritabilité, colère, hostilité, agressivité) et des abus (violence, consommation d’alcool et de drogues), par un surinvestissement de ses activités professionnelles ou une hyperactivité sexuelle, reflétant les efforts réalisés pour compenser leur sentiment de ne pas être à la hauteur et ne pas paraître vulnérable. Ces signes et symptômes peuvent masquer les symptômes plus typiques de la dépression.
La différence entre les manifestations des signes cliniques entre les hommes et les femmes a des origines hormonales auxquelles vont se rajouter des composantes culturelles et sociétales. Les hommes font difficilement aveu de faiblesse psychique, une attitude dans laquelle les renforce la société et le taux élevé de suicide chez les hommes (5 hommes pour 1 femme) fait prendre la mesure de l’importance du risque suicidaire dans les dépressions masculines. [4]
Le médecin généraliste est souvent confronté à une tendance masculine à nier les malaises, à surveiller et traiter eux-mêmes leurs symptômes et à ne consulter qu’à un stade de dépression plus avancé : ce type de comportement compliquant la détection de la maladie. L’évaluation du risque suicidaire est primordiale : il est multiplié par 30 au cours de l’épisode dépressif et entraîne la mort de 10 à 20% des personnes souffrant de dépression. Le syndrome dépressif caractérisé constitue un enjeu majeur de santé publique. [5]
L’objectif général de cette classe virtuelle est de permettre aux participants d’actualiser leurs connaissances sur les spécificités des symptômes du syndrome dépressif caractérisé chez l’homme, sur les obstacles dont il faudra tenir compte pour étayer un diagnostic et évaluer la sévérité du tableau clinique dans le but de prévenir la mortalité suicidaire.
Prérequis: aucun, excepté l'ouverture de ce programme aux spécialités stagiaires mentionnées dans la partie "Pour qui?".
Tarif: Cette formation est un programme validé par le FAF-PM, et est prise en charge (sous réserve de justificatif attestant de votre cotisation URSSAF annuelle), mais non indemnisée.
Délais d'accès : dès réception de l'inscription et de la validation du dossier complet
Quantitative, la différence est aussi qualitative. Les hommes en dépression affichent souvent des attitudes bien distinctes de celles des femmes dans le même état. Ils ont beaucoup plus de peine à accepter leur situation et pratiquent volontiers le déni. [2]
Le diagnostic de l’épisode dépressif caractérisé est clinique et basé sur des critères précis selon les classifications internationales CIM-10 ou DSM-5.
Les symptômes :
• Humeur triste, anhédonie
• Fonctions instinctuelles dégradées
• Fonctions cognitives et motrices altérées
doivent être présents durant au moins 2 semaines, presque tous les jours, induire un changement par rapport au fonctionnement antérieur (professionnel, social, familial) et une détresse significative. [3]
Mais chez l’homme, les symptômes de la dépression «avancent masqués» du moins au début, elle se manifeste souvent par des troubles comportementaux (irritabilité, colère, hostilité, agressivité) et des abus (violence, consommation d’alcool et de drogues), par un surinvestissement de ses activités professionnelles ou une hyperactivité sexuelle, reflétant les efforts réalisés pour compenser leur sentiment de ne pas être à la hauteur et ne pas paraître vulnérable. Ces signes et symptômes peuvent masquer les symptômes plus typiques de la dépression.
La différence entre les manifestations des signes cliniques entre les hommes et les femmes a des origines hormonales auxquelles vont se rajouter des composantes culturelles et sociétales. Les hommes font difficilement aveu de faiblesse psychique, une attitude dans laquelle les renforce la société et le taux élevé de suicide chez les hommes (5 hommes pour 1 femme) fait prendre la mesure de l’importance du risque suicidaire dans les dépressions masculines. [4]
Le médecin généraliste est souvent confronté à une tendance masculine à nier les malaises, à surveiller et traiter eux-mêmes leurs symptômes et à ne consulter qu’à un stade de dépression plus avancé : ce type de comportement compliquant la détection de la maladie. L’évaluation du risque suicidaire est primordiale : il est multiplié par 30 au cours de l’épisode dépressif et entraîne la mort de 10 à 20% des personnes souffrant de dépression. Le syndrome dépressif caractérisé constitue un enjeu majeur de santé publique. [5]
L’objectif général de cette classe virtuelle est de permettre aux participants d’actualiser leurs connaissances sur les spécificités des symptômes du syndrome dépressif caractérisé chez l’homme, sur les obstacles dont il faudra tenir compte pour étayer un diagnostic et évaluer la sévérité du tableau clinique dans le but de prévenir la mortalité suicidaire.
Prérequis: aucun, excepté l'ouverture de ce programme aux spécialités stagiaires mentionnées dans la partie "Pour qui?".
Tarif: Cette formation est un programme validé par le FAF-PM, et est prise en charge (sous réserve de justificatif attestant de votre cotisation URSSAF annuelle), mais non indemnisée.
Délais d'accès : dès réception de l'inscription et de la validation du dossier complet
Pour qui?
Généralistes et autres spécialistes