FAF_Violences conjugales : facteurs de risque et repérage des signes évocateurs
La violence conjugale est un processus d'agression répétée lorsque la victime et l’auteur des violences vivent ou ont vécu ensemble, dans un contexte de domination et de contrôle de l’autre. C'est cette emprise de l'un des conjoints sur l'autre qui la différencie d’un conflit conjugal banal. Elle est souvent difficilement repérable car dissimulée par la victime (peur, honte, culpabilisation). Les agressions peuvent être verbales, physiques, sexuelles, psychologiques et/ou économiques, entraînant des conséquences graves sur la santé, la sécurité et l’économie des communautés. En France, elle est punie par la loi, qu’elle soit commise au sein des couples mariés, pacsés ou en union libre. (1)
Il s’agit plus fréquemment d’une violence exercée par le partenaire masculin sur sa compagne. Ainsi, en France, sur l’année 2021, 219 000 femmes majeures ont déclaré avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles exercées par leur conjoint ou ex-conjoint. Environ 75% d’entre elles rapportent des faits répétés et 80% expriment avoir été également soumises à des atteintes psychologiques et/ou des agressions verbales. Ce rythme s’accélère de manière inquiétante. En 2020, 102 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon, soit une femme tuée tous les deux jours et demi. En 2021, il y en a eu 122. (2)
Mais cette violence peut être également exercée par des femmes sur les hommes.
Dans les homicides conjugaux, un cas sur cinq concerne un homme. En 2018, vingt-huit hommes ont été tués par leur (ex)-partenaire « officiel » ou « non officiel » et 15 de ces hommes étaient auteurs de violences antérieures sur leur partenaire. En 2020, 96% des personnes condamnées pour violences entre partenaires étaient des hommes.
Grace aux différents plans gouvernementaux et à l’ouverture en septembre 2019 d’un Grenelle contre les violences conjugales (3), ces dernières sont mieux repérées et davantage dénoncées. Pour améliorer encore le repérage des personnes qui en sont les victimes, le médecin doit savoir comment repérer les facteurs de risque et identifier les signes évocateurs de violences conjugales car les souffrances sont rarement verbalisées de façon limpide et c’est souvent à travers des manifestations psychiques et/ou somatiques que la victime s’exprime. On retrouve :
• Les traumatismes physiques aigus ou immédiats
• L’impact sur la santé psychique, les comportements à risque chez la victime
• Les conséquences sur la santé sexuelle, maternelle et périnatale des femmes
• Les maladies chroniques dont le risque peut être augmenté par les violences (4)
La protection, l’accompagnement et la prise en charge des victimes constitue une première nécessité.
L’objectif de cette formation est de fournir aux participants les outils leur permettant de réaliser un meilleur dépistage des violences conjugales et de la souffrance dont elles sont la cause afin d’améliorer la prise en charge de ce problème de santé publique.
Prérequis: aucun, excepté l'ouverture de ce programme aux spécialités stagiaires mentionnées dans la partie "Pour qui?".
Tarif: Cette formation est un programme validé par le FAF-PM, et est prise en charge (sous réserve de justificatif attestant de votre cotisation URSSAF annuelle), mais non indemnisé.
Délais d'accès : dès réception de l'inscription et de la validation du dossier complet
Il s’agit plus fréquemment d’une violence exercée par le partenaire masculin sur sa compagne. Ainsi, en France, sur l’année 2021, 219 000 femmes majeures ont déclaré avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles exercées par leur conjoint ou ex-conjoint. Environ 75% d’entre elles rapportent des faits répétés et 80% expriment avoir été également soumises à des atteintes psychologiques et/ou des agressions verbales. Ce rythme s’accélère de manière inquiétante. En 2020, 102 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon, soit une femme tuée tous les deux jours et demi. En 2021, il y en a eu 122. (2)
Mais cette violence peut être également exercée par des femmes sur les hommes.
Dans les homicides conjugaux, un cas sur cinq concerne un homme. En 2018, vingt-huit hommes ont été tués par leur (ex)-partenaire « officiel » ou « non officiel » et 15 de ces hommes étaient auteurs de violences antérieures sur leur partenaire. En 2020, 96% des personnes condamnées pour violences entre partenaires étaient des hommes.
Grace aux différents plans gouvernementaux et à l’ouverture en septembre 2019 d’un Grenelle contre les violences conjugales (3), ces dernières sont mieux repérées et davantage dénoncées. Pour améliorer encore le repérage des personnes qui en sont les victimes, le médecin doit savoir comment repérer les facteurs de risque et identifier les signes évocateurs de violences conjugales car les souffrances sont rarement verbalisées de façon limpide et c’est souvent à travers des manifestations psychiques et/ou somatiques que la victime s’exprime. On retrouve :
• Les traumatismes physiques aigus ou immédiats
• L’impact sur la santé psychique, les comportements à risque chez la victime
• Les conséquences sur la santé sexuelle, maternelle et périnatale des femmes
• Les maladies chroniques dont le risque peut être augmenté par les violences (4)
La protection, l’accompagnement et la prise en charge des victimes constitue une première nécessité.
L’objectif de cette formation est de fournir aux participants les outils leur permettant de réaliser un meilleur dépistage des violences conjugales et de la souffrance dont elles sont la cause afin d’améliorer la prise en charge de ce problème de santé publique.
Prérequis: aucun, excepté l'ouverture de ce programme aux spécialités stagiaires mentionnées dans la partie "Pour qui?".
Tarif: Cette formation est un programme validé par le FAF-PM, et est prise en charge (sous réserve de justificatif attestant de votre cotisation URSSAF annuelle), mais non indemnisé.
Délais d'accès : dès réception de l'inscription et de la validation du dossier complet
Pour qui?
Généralistes et autres spécialistes