FAF_Perversion narcissique: manifestations cliniques et diagnostic différentiel

Les médias utilisent de manière croissante l’expression « perversion narcissique » pour qualifier des comportements relationnels problématiques, souvent sans en préciser les contours cliniques ni les fondements théoriques. Cette diffusion médiatique contribue à une confusion entre le langage courant et les catégories diagnostiques validées. [1]
Dans la littérature scientifique, les formes sévères de narcissisme pathologique susceptibles de s’apparenter à ce que le grand public nomme «perversion narcissique» demeurent relativement rares. Les données épidémiologiques disponibles indiquent que les manifestations les plus marquées de narcissisme pathologique concernent moins de 3 % de la population masculine et environ 1 % de la population féminine. [2]
L’identification de formes sévères de narcissisme pathologique nécessite de distinguer les traits narcissiques communs, présents dans la population générale, d’une organisation de personnalité narcissique structurée. Dans les configurations les plus extrêmes, certains auteurs décrivent une dynamique où des comportements de manipulation, d’instrumentalisation d’autrui et de recherche de domination s’ajoutent à la structure narcissique de base. [3]
Lors de la consultation, le médecin peut envisager une évaluation clinique lorsqu’il est alerté par: la souffrance persistante de l’entourage (partenaire, enfants, collègues), un retentissement relationnel significatif dans la vie familiale ou professionnelle, la répétition de schémas relationnels problématiques, la nécessité de clarifier un trouble de la personnalité ou d’écarter d’autres diagnostics ou la présence d’éléments de vulnérabilité ou de risque liés au contexte relationnel. [4] Il devra rechercher des signes cliniques tels qu’une empathie limitée ou fluctuante, une difficulté à reconnaître la subjectivité d’autrui et une tendance à considérer l’autre comme un objet de valorisation, un support d’admiration ou un vecteur de contrôle, plutôt que comme un partenaire doté d’une autonomie psychique. [5]
L’objectif général de cette formation vise à offrir aux médecins des repères cliniques fiables, un cadre diagnostic rigoureux et des outils de diagnostic différentiel permettant de comprendre, de repérer les situations impliquant un fonctionnement narcissique pathologique ou des dynamiques d’emprise. Elle s’inscrit dans une démarche de prévention, de protection et d’amélioration de la qualité des soins.

Prérequis : aucun, excepté l'ouverture de ce programme aux spécialités stagiaires mentionnées dans
la partie "Pour qui?".
Tarif : Cette formation est un programme validé par le FAF-PM, et est prise en charge (sous réserve
de justificatif attestant de votre cotisation URSSAF annuelle), mais non indemnisé.
Délais d'accès : dès réception de l'inscription et de la validation du dossier complet
Pour qui?
Médecins spécialistes en médecine générale et médecins d’autres spécialités concernés par la problématique traitée
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Expert:
Dr CORON Joëlle
Organisateur:
Dr ADOLPHE Louis
Détail:
19h30-22h
Début:
06/08/2026
Fin:
06/08/2026
Durée:
2h30
Type:
Classe virtuelle
Profession
Médecin
Spécialités
Médecins spécialistes en médecine générale et médecins d’autres spécialités concernés par la problématique traitée
Financeur
Formation FAF en classe virtuelle organisée par l'AFML Grand Sud
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